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Retour sur la rencontre "la lesbophobie, une violence faite aux femmes"

Le 30 Mars 2015 s’est tenue la 3ème Rencontre de l’Observatoire régional des violences faites aux femmes du Centre Hubertine Auclert sur le thème : "La lesbophobie, une violence faite aux femmes". 

Elle était consacrée à la présentation des résultats de l’enquête réalisée en France sur la lesbophobie par SOS Homophobie et publiée à l’occasion du 8 mars 2015. Julie Bois et Juliette Ponceau de la commission lesbophobie de SOS Homophobie présentaient et commentaient l'étude.

L'enquête constate l’ampleur et la gravité des actes lesbophobes. La part des répondantes qui ont subi de la lesbophobie est élevée (59%) ; 8% disent même en subir régulièrement et 1% quotidiennement.

Ces actes lesbophobes se déroulent principalement dans l’espace public (47%), au sein de la famille (14%) et au travail (11%). Beaucoup de répondantes s’invisibilisent en fonction des personnes qui les entourent ou des lieux qu’elles fréquentent. 18% disent même ne jamais manifester d’affection à leur partenaire en public. 68% des répondantes ayant vécu de la lesbophobie déclarent que cela a eu des conséquences, principalement d’ordre psychologique, mais aussi pratique et/ou physique.

A l’issue de la présentation de l’enquête une discussion sur les stratégies d’action contre la lesbophobie a été engagée avec les membres du Centre Hubertine Auclert travaillant sur la problématique de la lesbophobie représentés par Flora Bolter, co-présidente du Centre LGBT Paris IDF ainsi que Jocelyne Fildard et Marie Josèphe Devillers, co-présidentes de la Coordination Lesbienne en France.

Ce débat a notamment mis en lumière l’importance de sensibiliser sur ces questions dès le plus jeune âge ; de continuer à collecter des données sur ces doubles violences qui conjuguent le sexisme et l’homophobie afin de mieux les appréhender et alerter l’opinion publique ; rompre l’isolement des victimes, leur apporter une aide pluridisciplinaire (juridique, psychologique, matérielle, etc.) ; rendre visible le cumul des violences lesbophobes et racistes subies par plusieurs lesbiennes ; former les professionnel-le-s qui peuvent accueillir les victimes (justice, police, milieu médical, etc.) ; inciter les institutions qui travaillent sur les problématiques du sexisme et des violences faites aux femmes à inclure dans leurs actions la problématique de la lesbophobie.

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