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Nouveaux chiffres sur les violences : 1 étude inédite, 7 recommandations aux pouvoirs publics

NOUVEAUX CHIFFRES SUR LES VIOLENCES :

1 ETUDE INEDITE AUPRES DE 8 000 FEMMES EN ILE DE FRANCE

7 RECOMMANDATIONS POUR LES POUVOIRS PUBLICS

 

Pour la 1ère fois, une étude qualitative et quantitative de grande ampleur est menée sur les femmes victimes de violences conjugales en Ile-de-France.

Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes, organisme associé du Conseil régional d'Île-de-France ; La Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF) ; Les 11 associations membres de la FNSF (réunies dans l’Union Régionale Solidarité Femmes (URSF-IDF) ont croisé et analysé les données des 8 000 femmes victimes de violences ayant sollicité en 2013 l’un des quatre dispositifs franciliens assurés par Solidarité Femmes : le « 3919 » (numéro national d’écoute) ; les lieux d’accueil et d’écoute ; les mises en sécurité dans les situations de grand danger ; le relogement après un suivi et un hébergement spécialisé (dans le cadre d’un dispositif novateur en France financé par le Conseil régional d’Ile-de-France)

7 recommandations sont formulées en direction des pouvoirs publics.

 

LES PRINCIPAUX CONSTATS POUR LES FEMMES BENEFICIAIRES DES 4 DISPOSITIFS :

  • Un cumul de violences (physiques, psychologiques, sexuelles, économiques et administratives) très important pour ces Franciliennes avec des violences sexuelles révélées à près de 50% pour les mises en sécurité et plus de 20% au sein des lieux d’accueil et d’hébergement.
  • Une sur-représentation des femmes entre 20 et 39 ans
  • Des violences dès le début de la relation ou de la vie commune pour la plupart des femmes. Apparition ou aggravation lors de la séparation ou du divorce ou de l’arrivée d'un enfant
  • De nombreux enfants en sont victimes et en subissent les conséquences: 8 à 9 franciliennes sur 10 ont des enfants au moment des faits. Près de 35% d’entre eux dans les mises en sécurité sont maltraités directement
  • Peu d’orientations par les professionnel.le.s de santé mais aussi ceux de l’éducation et par les services de justice
  • Les associations spécialisées : pivot majeur de l'accompagnement vers la sortie des violences.
    La majorité des femmes qui appelle le 3919 est encore au domicile avec l’agresseur.
    Les femmes suivies par les professionnel.le.s spécialistes entament davantage de démarches pour faire valoir leurs droits et retrouvent leur autonomie (mise à distance des violences, procédures juridiques, emploi, logement).

 

LES 7 RECOMMANDATIONS EN FAVEUR DES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES :

  1. Renforcer les dispositifs d’accueil spécifique centrés sur la sortie de la violence et l’autonomisation (permanences, équipes, horaires, couverture du territoire et communication adaptée par exemple pour les plus jeunes) ;
  2. Développer les structures d’hébergement spécialisées pour assurer le départ du domicile et la mise en sécurité
  3. Faciliter l’accès au logement
  4. Répondre aux besoins des enfants exposés aux violences conjugales et assurer leur sécurité
  5. Améliorer le repérage et le partenariat avec les professionnel-le-s de santé
  6. Améliorer l'accueil au sein des services de police ou de gendarmerie (permanences associatives et formations par ex)
  7. Mieux connaitre les situations de violences et améliorer le parcours des femmes à l’échelle départementale à travers :
    - la collecte de données
    - les commissions départementales d’action contre les violences faites aux femmes (pour le suivi des plaintes par exemple)

 

 

 


Contact presse :  thibault [dot] dimaria [at] hubertine [dot] fr (Thibault Di Maria) / 01 75 00 04 44


+ d'infos sur le Centre Hubertine Auclert : Le Centre Hubertine Auclert, centre francilien de ressources pour l'égalité femmes-hommes est un organisme associé de la région Ile-de-France qui regroupe plus de 110 membres (associations, collectivités locales et syndicats) et produit de nombreux outils d'analyses (études, actes, évènements...) sur la thématique femmes-hommes. L'observatoire régional des violences faites aux femmes est intégré au Centre Hubertine Auclert depuis 2013.

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